Jeudi 23 février 2012
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Porte-parole
Mais plus tête d’idiot
C’est difficile à trouver
Une tête de perdant
Dans un habit de manchot
Les grands yeux écarquillés
Timide comme un enfant .
Tantôt sérieux , barjot
Pour des plumes recourbées
Mais ô grand jamais pédant ,
Déjà un vieux stylo
Amoureux de papier
Timide comme un enfant .
Que de gribouillis de mots
Longues spirales ou traits
Et petits cœurs palpitants ,
Il dort avec un chapeau
Contre la règle tâchée ,
Timide comme un enfant .
Michel © Février 2012
Par Mimi
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Mercredi 15 février 2012
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14:16
Affiliation
Ô c’est donc çà !
Tout comme moi
Je suis une mer .
Pas le vaste océan ,
Mais l’eau pour l’âme vent ,
Oasis du désert .
En flux reflux ,
Le cœur à nu ,
De la plus grande paix
Berçant les clapotis ,
J’avale et engloutis
Tous ceux qui m’ont blessé .
Arc-en-ciel
Ou gris fiel ,
J’amuse les bambins
Sur un sable miroir,
Mais d’un couvercle noir
Donne au matin du soir .
Michel © février
Par Mimi
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Mercredi 15 février 2012
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L’encre des yeux
Dans mon premier poème
Pouvait-on lire un je t’aime,
Des mots comme cœur, ou rose
Des rimes en peu de choses .?
Dans mon dernier poème
Sur la page blanche crème
Des taches diluent ma prose
Sous des larmes d’ecchymoses
Michel © Février 2012
Par Mimi
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Mercredi 15 février 2012
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09:04
Sale amor
Qui qu’en veut d’l’amour à trois balles
Un coup j’te vois et j’te remballe
Yeux dans les yeux pour d’la peau fesse
Tant de nuits de SOS
Tant d’artifices de paroles
Pour que les deux amants s’envolent .
Et chacun refait ses valises
Dans le silence et la maitrise .
Et chacun refait l’analyse
De sa licence de traîtrise .
Un diplôme en plus dans les poches
On retourne voir ses mioches
Ce grand vide nommé famille
Un gout d’amour sous les papilles .
Et c’est reparti pour la danse
La monotone accoutumance
Et pendant que l’autre sommeille
Avec les souvenirs on veille….
Michel © février 2012
Par Mimi
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Mardi 14 février 2012
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15:48
Titis prodigues
Mes oiseaux sont revenus
Sur les branches amaigries
Je les ai tous reconnus
Gonflés sous un ciel gris .
Mes humbles piafs des rues
Loin d’être des colibris ,
Avaient soudain disparu
Laissant mon jardin sans vie.
Mais celui qui veut aimer
Doit s’attendre à pardonner
Sans poser de question .
Pour quelques becs affamés ,
Impatients déplumés ,
Je deviens le pigeon ….
Michel © février
Par Mimi
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